La saison 2024-25 a marqué un tournant dans le football européen avec la refonte de la Ligue des champions. Le nombre de rencontres est passé de 125 à 189, augmentant ainsi les revenus des clubs. Cependant, cette intensification du calendrier a un revers : une charge physique accrue pour les joueurs.
Parmi les athlètes les plus sollicités, Federico Valverde se distingue. Le milieu de terrain uruguayen a cumulé 6 674 minutes entre son club et sa sélection nationale, soit l’équivalent de 74 matchs complets en moins de 11 mois. Un record qui dépasse celui de Pedri, pourtant déjà très exposé aux blessures.

Le Real Madrid est le club ayant disputé le plus de matchs cette saison (68 au total). Une performance impressionnante, mais qui soulève des questions sur la gestion de la fatigue des joueurs. Valverde, pilier de l’équipe, en est l’exemple le plus frappant.
Si les clubs profitent financièrement de cette densité de matchs, les joueurs, eux, paient le prix fort. Les blessures à répétition et l’épuisement physique menacent les carrières. L’exemple de Pedri, victime de multiples blessures après des saisons trop chargées, doit servir d’avertissement.
Le record de Valverde est une prouesse, mais aussi un signal d’alarme. Les instances du football doivent trouver un équilibre entre rentabilité et préservation des joueurs. Car, comme le montre cette saison, les footballeurs ne sont pas des machines.